Le crin de cheval était très utilisé autrefois et de ce fait, il était vendu très cher. Un jour, une personne me donne un tamis à farine en cuir. Le crin dans un sens est clair et est croisé avec du crin sombre. Il est très joli et très solide. Ces tamis étaient fabriqués sur un petit métier à tisser.

Jusqu’en 2010, Yves Marchadour ancien pêcheur, faisait des lignes de pêches en crin de cheval. Il a maintenant passé le relais à Henri Caugant. Pour ce faire, Henri prend six crins qu’il noue à une extrémité. Il divise ensuite le paquet de crins en deux ce qui double la longueur de ligne. Pour lui donner souplesse et résistance, il va maintenant torsader (en sens horaire) les brins qu’il a accrochés par une extrémité à un disque habillé d’un « béret breton » l’autre extrémité est pincée entre deux doigts d’une main, son autre main tient un bâton qu’il utilise pour entraîner le disque. Quand la torsade a abouti, il positionne le centre de la torsade au disque et rapproche les deux extrémités sur une main, l’autre et son bâton vont donner une rotation en sens anti-horaire au disque : une première longueur de ligne apparaît.

Un monsieur de Plomodiern m’a confié une chaînette pour sa montre de gousset réalisée en crin de cheval. Elle a été présentée au public pendant plusieurs années. Hélas ! lors de notre déménagement en 2000, quelqu’un a cru bien faire en jetant cette chaînette à la poubelle. Elle avait été réalisée par un aïeul de ce monsieur de Plomodiern, dans les tranchées lors de la guerre de 14-18.

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