Comme chacun le sait, le seigle est une graminée cultivée comme une céréale. Mon père me disait que jusque-là fin du 19è siècle, cette plante était cultivée pour en faire du pain. Le rendement en graine est faible : de 15 à 20 quintaux à l’hectare. Ce qui est remarquable dans cette céréale, c’est la longueur de sa paille : entre 1,80 m et 2,20 m ! A cette époque, le battage se fait soit au fléau ou bien au manège, ainsi la paille n’est pas battue, seule l’est l’extrémité porteuse de l’épis.

Cette paille va servir à réaliser différents objets. Durant les soirées d’hiver, les hommes généralement, s’occupent plusieurs mois durant, à bâtir des pièces de vannerie en liant la paille de seigle avec des éclisses de ronces. Au musée, on peut admirer le travail qu’il a fallu pour fabriquer ces deux réserves rondes de 150 litres chacune avec un couvercle confectionné à la dimension exacte de la cuve. Nous ne connaissons pas la date exacte de leur fabrication, mais il n’est pas exagéré de penser qu’elles aient près de 2 siècles d’existence. Ce qui est remarquable, c’est la qualité de conservation de la paille. Il y aurait-il un répulsif dans la paille ou bien dans la ronce ?

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