Mon frère Yves revient de vacances dans le Périgord. Il a repéré chez un particulier, un blutoir en très bon état. L’inconvénient c’est le transport. Il ne dispose que d’une petite camionnette. Le blutoir n’entre à l’intérieur que de travers. Et encore, une partie de l’objet dépasse à l’arrière, les deux portes devant rester ouvertes. L’épouse de mon frère quelque peu coincée sur le 2nd siège, reviendra très éprouvée du voyage. Mais… 200 Francs, une bagatelle !

A première vue le blutoir ne présente pas beaucoup d’intérêt. On dirait une armoire de bois blanc. Mis à part une manivelle et un entonnoir, extérieurement rien d’original. Le principal intérêt de l’appareil se trouve à l’intérieur. Les deux grandes portes ouvertes, nous découvrons le dispositif interne du blutoir. Une structure ronde en bois, recouverte d’une toile de coton. Le tissu n’est pas très serré ce qui permet à la farine de tomber dans le fond de l’armoire, le concasseur se trouvant au-dessus.

C’est donc par l’entonnoir que le grain moulu va entrer dans l’appareil. L’engin est en pente douce, le son ne pouvant passer au travers de la toile, au fil des tours de manivelle, il glisse vers la sortie grâce à un ingénieux jeu de palettes. Une dizaine de masselottes vont et viennent qui font vibrer la toile pour qu’elle ne s’encrasse pas. Dernier confort pour le tourneur de manivelle, la poussière est en grande partie contenue à l’intérieur de l’engin.

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